L’échec des énergies renouvelables devient très visible

Lourdement subventionnées, les énergies renouvelables donnent lieu à toujours plus de déficits publics alors que la hausse des taux d’intérêt pèse sur la dette. Les banques centrales ne devraient pas tarder à revenir en mode création monétaire.

Le désastre de l’éolien se confirme.

Le journal Barron’s y consacre un dossier.

Le pari de l’Amérique sur l’éolien rencontre un gros problème

Des coûts plus élevés et de graves retards plombent les projets éoliens offshore. Voici qui en pairera le prix.

Pas besoin de lire le dossier de Barron’s pour savoir qui paiera le gâchis : les consommateurs d’électricité et les contribuables. Peu importe que ce soit aux États-Unis ou en France, les mêmes erreurs ont les mêmes conséquences.

De surcroît, ces mauvais investissements nourriront l’inflation en raison de la hausse des coûts de l’énergie et de la création monétaire qui ne manquera pas de venir au secours des industriels en perdition.

Grâce à la monnaie fiduciaire créée à volonté, nous vivons dans un monde sans faillite pour ceux qui trouvent grâce aux yeux des autorités. Et il suffit de faire n’importe quoi avec l’étiquette « verte » pour être dans cette situation.

Les entreprises lourdement subventionnées du secteur de l’énergie verte bénéficieront donc à plein de ce capitalisme de copinage.

Lundi 24 juillet, Henry Bonner écrivait :

« Les banques centrales peuvent augmenter le coût du crédit. Elles ne peuvent pas forcer les gouvernements à faire des économies. Ainsi, les déficits continuent d’alimenter la dévaluation de la devise. »

Dévaluation et inflation sont les deux faces d’une même pièce

Si les banques centrales continuent à augmenter leurs taux, le prix à payer pour les déficits s’alourdit.

Et les mauvaises dépenses téléguidées par les gouvernements nécessitent toujours plus de déficits.

Les « investissements » dans les énergies renouvelables ne représentent évidemment qu’une partie de ces mauvaises dépenses, mais leurs échecs sont encore plus voyants et rapides que les autres et les profiteurs moins nombreux.

La fin du jeu se rapproche : lorsqu’il faudra créer de la monnaie pour payer les intérêts de la dette, les carottes seront cuites.

N’en doutons pas, nous assisterons à de nouvelles passes de création monétaire selon notre analyse « l’inflation ou la mort ».

Dans leur rapport annuel publié fin mai 2023 In Gold We Trust, les économistes de la société Incrementum écrivaient en introduction :

« Le prix de l’or anticipe déjà que la politique monétaire restrictive des Etats-Unis s’avèrera un bluff. Même si le prix de l’or exprimé en dollars n’a pas encore dépassé son dernier sommet, le fait que l’or l’a dépassé dans diverses autres devises est un signe avant-coureur d’un nouveau record en dollars. »

Toutefois ceux qui fantasment sur un étalon-or prochainement imposé par les BRICs risquent d’être déçus (mais j’espère me tromper).

Nous n’en sommes pas encore là et toutes les cartouches monétaires n’ont pas été tirées du côté de l’Occident. Même si l’or revient dans le système monétaire, les règles du jeu seront établies pour en tenir autant que possible à l’écart le citoyen ordinaire.

Je reviens sur la remarque d’une lectrice :

Aimé B. (en réponse au texte de Simone sur les "solutions désastreuses" des élus sur le climat) : 

"Merci pour toutes vos infos - et quelles solutions proposez-vous ?"

Réponse : Les solutions que nous proposons concernent notre avenir financier - nous ne désirons pas contrôler le monde.

Nos solutions sont personnelles et ne dépendent que de vous.

Concernant votre protection contre les dévaluations et les hausses de prix, il est important de panacher vos solutions. L’or en fait partie mais ce n’est pas suffisant. Miser sur la hausse des prix de l’énergie fossile en fait aussi partie mais ce n’est pas suffisant.

Le plus important consiste à vous organiser pour ne pas être dépendant des mauvaises solutions imposées par ceux qui prétendent contrôler le monde à leur idée.

Terminons sur une anecdote pour illustrer ce dernier point : l’achat d’une chaudière à gaz par les palais de l’Élysée.

Pas d’éoliennes, pas de panneaux solaires, pas de chauffage urbain (la combustion des ordures ménagères utilisée comme mode de chauffage par les hôpitaux, les écoles et de nombreux bâtiments publics). Pour le palais présidentiel, un truc qui marche et qui a fait ses preuves mais qui est pourtant interdit dans les constructions neuves depuis le 1° janvier 2022.

Nos élites fourmillent d’idées pour vous dire comment vivre et quoi consommer mais elles se gardent bien de suivre leurs propres préconisations et ne subissent pas les conséquences de leurs erreurs. La note de gaz de l’Élysée est réglée par le contribuable.

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