« Une solution désastreuse à un problème inexistant »

La transition énergétique forcée pour cause de changement climatique est un concept inepte. L’ampleur du gaspillage qu’elle implique est gigantesque. S’obstiner dans cette voie nous conduira à la faillite.

Parmi les hors-série de l’été, le magazine Valeurs Actuelles propose un dossier intitulé « Climat – Info et intox ».

Valeurs Actuelles est un magazine qualifié de droite, voire d’extrême droite : nationaliste, contre l’immigration, plutôt pro-Russe au motif de la défense des valeurs chrétiennes en Europe, « anti-woke ».

Ce hors-série dénote des sujets habituellement abordés par exemple : Wokisme, la nouvelle tyrannie ; Les idées qui sauveront la France ; Sommes-nous encore une grande puissance ? ; La chasse, l’animal et nous.

Ce dossier signale que le vent tourne dans le domaine climatique, une brèche se fait dans l’unanimité consensuelle autour de ce sujet. Ce qui passait pour incontestable commence aujourd’hui à être critiqué par un média grand-public et à déborder des réseaux qualifiés avec mépris de « climatosceptiques ».

Le panel choisi par Valeurs Actuelles comporte des scientifiques, des ingénieurs, des économistes mais peu d’« intellectuels » - cette caste typiquement française qui désigne des gens ayant surtout le talent de médiatiser leurs jus de crâne.


[Simone a précédemment évoqué plusieurs signes d’un « vent de révolte » contre l’élimination des énergies fossiles.]

La transition énergétique : « une solution désastreuse à un problème inexistant »

D’emblée, le ton est donné avec cette citation de Lord Lawson, ancien ministre des Finances de Margaret Thatcher. 

La Dame de fer est considérée en France comme une créature quasi-satanique puisque farouchement libérale (au sens classique du terme) et adversaire féroce du travaillisme, une forme britannique de socialo-communisme qui avait conduit son pays à la faillite.

Le dossier contient une abondance de faits démontrant que le problème du « réchauffement » ou « changement » climatique est bien inexistant. Son intérêt est aussi de donner des chiffres démontrant le désastre des solutions imposées.

Dans un pays ayant accumulé 3 000 Mds$ de dettes, on pourrait s’attendre à ce que chaque dépense publique soit décidée à bon escient même en admettant le dogme : le réchauffement climatique est d’origine anthropique (causé par les activités humaines) avec comme principale cause des rejets de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère.

 Le CO2, nous n’y pouvons rien !

Les rejets annuels de CO2 par la France pèsent moins de 1% des rejets de CO2 du monde. La moitié de ces rejets sont absorbés par la végétation.

Les rejets annuels de CO2 dans le monde représentent moins de 1% du CO2 déjà présent dans l’atmosphère.

Puisqu’il paraît que le niveau d’arithmétique de la population baisse, précisons que 1% (0,01) de 1% (0,01) vaut 0,0001 ou encore 0,01%.

Les rejets nets de la France - après soustraction de la moitié qui est consommé par la photosynthèse nécessaire à la croissance des plantes - représentent donc 0,005%.

Si l’on injecte ce chiffre dans les modèles prévisionnels (contestables, contestés et constamment pris en défaut) du GIEC[1], l’éradication de ces 0,005% conduirait à une baisse de température de 0,0001°C. Un ordre de grandeur qui ne sera jamais mesurable…

Le coût exorbitant des solutions au problème inexistant

Selon le rapport de France Stratégie (organisme gouvernemental) supervisé par Jean Pisani-Ferry et Selma Mahfouz, le coût annuel de la transition énergétique serait de 70 Mds€ par an durant huit ans auquel il convient de rajouter 67 Mds€ après 2030 (page 114). Soit plus de 20% de dette publique supplémentaire.

 Par « transition énergétique », il faut comprendre fin de la consommation d’énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) et basculement vers le tout électrique.

Le rapport précise (page 71) que « 85% de l’effort reposera sur une substitution de capital aux combustibles fossiles ».

Cette phrase est absurde. Aujourd’hui le régime de monnaie fiduciaire de la Banque centrale européenne lui permet de décréter la création de milliers de milliards d’euros mais elle est incapable de produire un baril de pétrole ou 1 MWh d’électricité.

Le rapport est émaillé du mot « investissement » ; mais en réalité, il s’agit de subventions à des activités qui ne seront jamais rentables et de taxes pesant sur les consommateurs. 

«[…] il s’agit d’investissements un peu particuliers qui ne visent pas à augmenter la capacité de production de l’économie, mais à réduire les émissions de gaz à effet de serre, et peuvent de ce fait avoir des effets négatifs sur l’offre. » (page 87)

En jargon technocratique, les « effets négatifs sur l’offre » signifient de l’argent dépensé pour organiser la disette. 

Autrement dit, ce sont des investissements sans retour sur investissement. Donc ce ne sont pas des investissements. C’est une régression. 

Pire c’est un « sacrifice », c’est-à-dire une perte d’argent : « Face à un enjeu vital pour l’humanité, la question du juste partage des sacrifices est aussi essentielle que celles qu’a posé, en son temps, la participation de chacun à la défense du territoire national. » (page 110).

Pourtant le rejet de CO2 ne porte nullement atteinte aux biens ou à la sécurité des personnes du territoire national.

[Simone expliquait déjà comment ces « investissements » - dans l’éolien ou les voitures électriques - causent des pertes pour les entreprises privées, qui comptent sur plus de subventions et garanties.] 

La régression automobile coûte 280 Mds€

Aujourd’hui, l’achat d’un véhicule électrique est subventionné à hauteur de 7 000 €. Il reste 40 millions de véhicules à moteur thermique donc potentiellement 280 milliards à trouver. À titre indicatif une Zoe (véhicule d’entrée de gamme électrique chez Renault) coûte 32 000 €, le double d’une Clio.

Carlos Tavares juge - en tant qu’industriel – « non rentable » de produire en France des voitures électriques. Le groupe Stellantis fabrique encore dans notre pays 678 000 véhicules à moteur thermique par an. Ils seront progressivement remplacés par des importations chinoises, ce qui aggravera le déficit commercial chronique de notre pays et le taux de chômage. 

Par ailleurs, le réseau électrique est, dans l’état actuel, impropre à absorber la demande. Et ce n’est pas les éoliennes qui permettront de monter en régime, comme en témoignent les ennuis de Siemens. En admettant même que la production électrique soit là, la distribution ne l’est pas. L’objectif 2022 était de 100 000 bornes de recharges. Il n’existe que 70 000 bornes à ce jour, dont seulement 5 000 bornes rapides.

Le sacrifice d’une année de vos revenus

Rapport France Stratégie (page 17) 

« […] pour les classes moyennes, rénovation du logement et changement du vecteur de chauffage d’une part, acquisition d’un véhicule électrique en lieu et place d’un véhicule thermique d’autre part, appellent un investissement de l’ordre d’une année de revenu. »

Êtes-vous prêt à consacrer une année de vos revenus pour atteindre un objectif vain et non-mesurable (abaissement de la température planétaire de 0,0001°C) ? Rappelons qu’il ne s’agit pas d’investissements. Les travaux de rénovation exigés pour l’isolation thermique ne seront jamais rentabilisés. Sans parler de sacrifier des chaudières qui fonctionnent parfaitement.

Rassurez-vous, on ne vous demande pas votre avis. Les mêmes responsables politiques qui fustigent les « démocraties illibérales » vous imposent leurs ruineuses lubies.

Le vrai problème n’est pas le climat.

« Le problème avec le socialisme est que vous finissez un jour par avoir dépensé tout l'argent des autres », avait constaté Margaret Thatcher.

Le recours à la dette financée par la création monétaire retarde le jour de la faillite mais la sanction finit toujours par arriver.

 En attendant, notre « transaction de la décennie » se porte bien et pourrait adoucir les vains sacrifices qu’on vous impose.

[1] Groupement international d’experts du climat

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